La question de conformité RGPD ne se limite pas aux activités B2C. Les entreprises opérant en B2B doivent également respecter les mêmes exigences de protection des données.
Cadre RGPD en B2B
Le Règlement Général pour la Protection des Données s’applique uniformément à toutes les activités commerciales en Europe. Ses principes fondamentaux incluent :
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Données concernées: Toute information permettant d’identifier une personne physique (noms, adresses, emails, numéros de téléphone, adresses IP). Les emails professionnels des salariés sont également visés.
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Couverture universelle: Aucune distinction n’existe entre secteur public/privé, ni selon la taille de l’entreprise collectant les données.
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Principe territorial: S’applique à toute entité établie dans l’UE ET aux organisations externes ciblant les résidents européens.
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Responsabilité: Elle incombe non seulement au collecteur direct mais aussi à celui utilisant des prestataires externes.
Spécificités du B2B
Bien que les principes restent identiques, quelques nuances marquent l’application B2B :
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Sourcing éthique: Les fichiers utilisés doivent provenir de sources vérifiables et documentées pour justifier la conformité lors d’audits.
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Minimisation des données: Collecter exclusivement les informations nécessaires au service fourni, avec transparence totale sur les traitements appliqués.
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Flexibilité du consentement: Le démarchage professionnel bénéficie souvent d’une application moins stricte si les destinataires disposent d’options de désabonnement clairement accessibles.
Décisions récentes et implications
Privacy Shield invalidé: La Cour de Justice de l’UE a annulé ce mécanisme en 2020, jugeant les garanties insuffisantes pour les données américaines. Cela a rendu Google Analytics non conforme.
Google Analytics 4: Reste techniquement problématique sans infrastructure de proxyfication coûteuse hébergée dans l’UE.
Alternatives recommandées
Face à ces défis, deux trajectoires s’offrent :
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Attendre que la pression réglementaire force les géants technologiques à proposer des solutions vraiment conformes.
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Adopter des plateformes d’analytique éthiques comme Matomo (open source) ou AT Internet (solution française basée à Mérignac).
Conclusion
Abandonner les outils gratuits où l’utilisateur devient le produit exige un changement de mentalité. Cependant, cette transition renforce la crédibilité auprès des clients et respecte les droits fondamentaux des utilisateurs.